DISTRAFOR – Dispersion et persistance de la biodiversité dans la trame forestière

DISTRAFOR – Dispersion et persistance de la biodiversité dans la trame forestière

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Coordinateur : Frédéric Archaux (IRSTEA Nogent)

Partenaires :
Ecole d’ingénieur de Purpan
Université de Toulouse
UMR Bioemco-IRD
INRA Nancy-Univ Nancy
UMR Dynafor -INRA Toulouse-INPT-ENSAT
CRPF Ile de France-Centre

Mots clés :
Coléoptères saproxyliques, collemboles, dispersion, fragmentation, flore, méta-population

Résumé du projet :

La trame verte et bleue (TVB) doit permettre aux espèces de pouvoir migrer au sein des paysages, en particulier sous la contrainte climatique. Néanmoins, la TVB est sujet de controverses scientifiques, en particulier (1) sur la proportion d’espèces dont la distribution est effectivement limitée par leur faible capacité de dispersion et (2) sur l’efficacité des corridors à maintenir la biodiversité dans un paysage. Certains auteurs suggèrent en effet que la distribution des espèces est plus le reflet de la surface totale d’habitat favorable que de sa fragmentation dans le paysage, arguant qu’en deçà d’un certain seuil de surface d’habitat favorable, l’espèce ne peut plus se maintenir. Pour d’autres, la distribution actuelle de la biodiversité serait plus le reflet du paysage passé et ce d’autant plus que les taxa sont peu dispersant, ce qui militerait pour la mise en place d’une sous-trame de forêts anciennes. Néanmoins, l’importance des forêts anciennes n’a cependant été étudiée que pour un nombre limité de groupes taxinomiques.
L’objectif général de ce projet porte sur l’influence de la trame forestière actuelle et ancienne sur la dynamique spatiale de la biodiversité forestière à travers trois volets complémentaires. Le premier explore cette influence sur la flore forestière du Bassin parisien, en mettant différentes théories (métapopulations, modèles neutres, théorie de la niche) à l’épreuve de deux grandes bases de données (IFN, CBNBP). Le deuxième volet s’attache à explorer la sensibilité à la fragmentation actuelle et passée de deux groupes faunistiques dont la réponse est très mal connue, les coléoptères saproxyliques et la faune du sol, dans deux zones géographiques contrastées le Gâtinais oriental et les coteaux de Gascogne. Le dernier volet explore l’effet relatif de l’accrétion et de la nucléation des forêts récentes sur la flore, selon un même protocole répliqué dans le Gâtinais oriental et en Lorraine.
Un comité de suivi incluant des écologues, des gestionnaires et des institutionnels permettra de faire correspondre au mieux les questions de terrain et le questionnement scientifique du projet. Une plaquette à destination des propriétaires forestiers sera réalisée sur l’importance pour la biodiversité de la forêt ancienne et des petits boisements.

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